

La voiture pollue, le trafic automobile est une plaie pour notre société et notre écologie...
Que n'entend-t-on pas à propos des voitures... Mais dans ce cas, pourquoi persiste-t-on à nous en vendre alors ?
Les grands groupes pétroliers, dont a appris récemment que les bénéfices de 2008 ne connaissaient pas la crise, ne sont pas étrangers à ce phénomène. Ils sont assis sur une poule aux oeufs d'or (noir) alors que les constructeurs automobiles sont eux assis entre deux chaises : ils doivent tout à la fois écouler leur stock de voitures à moteur à explosion, feindre de se préoccuper de l'écologie afin de plaire aux écologistes et ne pas mettre en péril trop vite le devenir des pétroliers.
Là-dedans, il n'est nullement question d'écologie mais uniquement d'argent. Mais cela n'empêche pas les média de mener et de participer à l'action collective d'auto-flagellation et de culpabilisation de la population n'hésitant pas à friser le ridicule : éteignez vos lumières, débranchez votre magnétoscope ou votre lecteur DVD, roulez l'été sans climatisation et vous épargnerez à la planète de souffrir dans des âffres indicibles.
Stop, n'en jetez plus, la coupe est pleine, revenons à l'ère des dinausores et tout sera ainsi réglé !
Mais dans tout cela, pas un mot pour dénoncer l'hypocrisie des industriels, pour mettre en exergue l'injustice : pourquoi s'acharner sur la population avec des impôts "pro-écolo" quand on permet aux collectivités de posséder un parc de véhicules aux moteurs diesel passéistes et gourmands en énergie ?
Qu'attendent la Poste, EDF, la SNCF ou les transports publics des 36000 municipalités pour rouler au tout-électrique ? Pourquoi les véhicules de police et de gendarmerie - qui représentent des milliers de voitures - ne montrent-ils pas l'exemple et ne sont-ils pas remplacés peut-être pas par l'électrique mais un système hybride ?
Acheter un véhicule propre représente un effort financier non négligeable pour un particulier parce que "il ne s'en vend pas beaucoup" et qu'il faut rentabiliser l'outil de production. Les collectivités ne pourraient-elles pas donner un coup de pouce à la production de véhicules propres ?
