

Tout le monde sait que la génération des "jeunes" de 18-25 ans a de plus en plus de mal à s'insérer dans la vie active profesionnelle. Peu de personnes au contraire se souviennent qu'au tout début des années 2000, le gouvernement en place a jugé bon de mettre fin au service national obligatoire.
Tout le monde a applaudi des deux mains, mais je pense - je dois être un passéiste - que la société y a perdu beaucoup dans cette décision. Les jeunes y ont perdu le sentiment d'unité nationale et d'appartenance territoriale, le gouvernement y a gagné en économies : imaginez un instant le coût des infrastructures d'hébergement, de restauration que devait supporter la "grande muette" en frais généraux de fonctionnement...
Les "jeunes" pour le coup ont naïvement apprécié ce geste de modernisme qui jetait aux oubliettes cette antiquité dépassée qui exigeait que chaque jeune conscrit devait "donner" une année de sa vie à la communauté.
Mais aujourd'hui, je suis persuadé que nos "jeunes" en payent le prix fort : la conscription obligatoire, au-delà de ses aspects de fédération, avait également cet avantage, de mettre des centaines de milliers de jeunes à l'abri du chômage pendant au moins une année et de libérer les places disponibles pour les autres.
Même si l'on peut juger cette approche un peu primaire, il est évident que qu'elle reflète une certaine réalité et il est fort à parier que les instigateurs de cette mesure doivent s'en mordre les doigts par les temps qui courent...
